Présentez-vous aux lecteurs
Bonjour et bonne année, je suis Amaury, le chanteur de Attica. Le groupe existe depuis 2003. Ce qu'on essaie de faire c'est un rock en mouvement, un rock non figé, qui peut voyager entre des atmosphère déjantées, intimistes, spontanées ou encore survoltées. En gros, il est une expression de nous et de nos contradictions, j'imagine. Pour la petite histoire, on s'être fait d'abord remarquer en Belgique, en remportant divers concours (Verdur Rock, Kampioenschap Van Brussel...) et en allongeant trois singles sur divers compilations rock (100%Pure, Demopoll/Harvest, ...), pour enfin sortir notre premier album You Are In danger en 2004. Aujourd'hui, on continue notre route avec un deuxième opus The Bitter Lessons of Attica D'abord sorti en Belgique et en Hollande en juin 2007, il est aussi sorti en France en Octobre.
Qui compose ?...Comment ça se passe ?
Pour cet album, The Bitter Lessons of Attica, il y a eu 3 compositeurs. Moi-même (Amaury Massion), Gilles Mortiaux (guitariste) et Colin de Bruyne (Batteur). En général, on ne part pas de jams totales comme certains groupes le font. On amène plutôt une idée déjà bien avancée qu'on a travaillé seul ou à deux. En effet, je crois que cela donne une direction plus claire et plus affirmée que si chacun donnait son avis. Mais ça, c'est pour la composition en tant que tel, pour les arrangements, c'est différents. C'est vraiment en jouant les morceaux beaucoup qu'ils prennent leur forme définitive. Ce processus peut même prendre des mois en revenant sur les idées de manière régulière ou au contraire parfois en les laissant reposer. Mais bon, en gros quand tu tiens un truc qui te semble authentique, vrai, tu le sens... Aussi je voudrais aussi souligné qu'on a eu la chance de travailler avec avec Pierre Vervloesem (Deus, Monsoon...) et Rudy Coclet (Arno, Sharko...). Ce sont des personnes que je respecte beaucoup et qui, par leur expérience , peuvent te guider pour exprimer au mieux la vision que tu explores aux travers des morceaux.
Quels sont vos goûts musicaux personnels et vos influences ?
En soi, elles sont multiples. Rock, jazz, classique, afro-américaine...mais évidemment, on est avant tout des enfants du rock, donc il est clair que ça va être difficile de résumer mais on aime des groupes comme Led Zep, Bowie, Radiohead, Deus, Jeff Buckley... J'aime aussi bcp le songwriting comme Nick Drake. On a d'ailleurs fait une reprise personnelle de son morceau 'Riverman' sur notre premier album You Are In Danger (2004).
Quel cd tourne dans la voiture ?
Pour l'instant, c'est « In rainbows » de Radiohead et aussi le dernier album de Wilco 'Sky blue Sky'...super groupe américain que j'ai découvert il n'y a pas longtemps. Leur musique est sans prétention mais d'une beauté rassurante.
Le nom ATTICA...pourquoi ?
Le nom du groupe vient d'un album d'Archie Shepp, Attica Blues (1972). Attica est la prison de New York où, dans les années soixante-dix, des conditions de détention inhumaines ont poussé les détenus à une révolte réprimée dans le sang. C'est un événement emblématique pour le mouvement free jazz et la liberté en général. Nous avons donc choisi ce nom pour refléter notre volonté de développer un rock ouvert, libre, qu'on présente en live de manière débridée.
Quel regard portez-vous sur la scène musicale actuelle en Belgique vous ?
Je pense qu'elle se porte très bien. On a d'ailleurs remarqué lors de notre sortie en France que le rock belge avait vraiment la cote. Je crois qu'ils aiment notre audace et le fait qu'on ne se prend en même temps pas trop la tête. Le côté négatif serait par contre que la Belgique est très petite (surtout qu'elle est déjà divisée en 2) et donc les réseaux sont parfois un peu sclérosés et tournent tjs autour des même groupes.
En général, quelle est la réaction du public lors de vos concerts ?
Je dois dire que la tournée de The Bitter Lessons of Attica se passe très très bien. C'est un album qui est beaucoup plus facile à défendre en festival que le premier, qui se prêtait mieux aux ambiances feutrées des clubs. Le son et les arrangements sont plus directs, plus incisifs que sur You Are in Danger. L'album est aussi plus engagé et revendicatif, et c'est peut être cela qui séduit pas mal de gens.
Quel est votre meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
Difficile de choisir, mais je vais dire le botanique pour la présentation de ce deuxième album. C'est tjs un grand moment que de présenter en live pour la première fois des morceaux sur lesquels on a bossé pendant plus d'un an...
Quel est le mauvais souvenir live ?
Je vais pas un citer un en particulier, mais ce qui est sûr c'est que ce n'est pas agréable qu'en le son est mauvais au point où tu n'entends rien de ce que tu fais et il faut malgré tout assurer.