Présente-toi aux lecteurs
Amélie, lilloise, je sors mon premier LP « The Real Nature Of The Fantastic Ice Cream Car » le 16 juillet prochain, un an tout juste après mon EP « From The Burning Tree To The Monster Mountain »...
Quels sont tes goûts musicaux personnels et tes influences ?
Mes goûts musicaux sont assez larges, allant des Kinks à Joanna Newsom, de Patti Smith à Jose Gonzalez, de PJ Harvey à Bjork en passant par Two Gallants... bref, du vieux, du récent, du folk au blues... En ce moment, ce qui me cloue, c'est la musique folklorique balinaise ! Quant à mes influences, on me prête souvent d'avoir trop écouté Bjork et Cocorosie, même si c'est bien plus véridique pour la première que pour les deuxièmes... C'est surtout le côté ludique qu'elles ont en commun qui m'intéresse : la recherche permanente de sonorités, quelque soit l'objet qui les produit, pour créer des surprises auditives... L'utilisation des voix dans leurs travaux me touchent aussi particulièrement. Avec elles, la voix devient un véritable instrument, à part entière, elle prend une autre dimension en allant au-delà de l'outil narratif.
Quel regard portes-tu sur la scène musicale actuelle en France ?
J'ai tourné en mars dernier avec Mick Est Tout Seul, Cyrz et HBurns. Hburns et moi représentions la partie folk anglo-saxonne, tandis que Cyrz et Mickey chantent en français. Jouer à leur contact m'a permis de m'intéresser un peu plus à la scène musicale française, parce que je dois bien avouer que je n'en écoute pas du tout, et que je n'y trouve pas mon compte. Le côté « popote populaire » m'ennuie ! Parmi les rares représentants français de la scène musicale que j'écoute, la plupart chante en anglais : My Name is Nobody, Mansfield Tya, Herman Dune... Mais parmi la scène musicale française actuelle, même si la nouvelle scène a sans doute fait du bien à nos oreilles, ce sont surtout les vieux baroudeurs qui ont tout mon respect : Souchon, Voulzy... Même si je n'en écoute plus actuellement, je trouve qu'ils restent les seuls à manier avec une réelle agilité la langue française.
En général, quelle est la réaction du public lors de tes concerts ?
Pour le moment, j'ai surtout fait des premières parties : Anis, Mick Est Tout Seul, Herman Dune, Nouvelle Vague... c'était un réel défi et une vraie liberté que de jouer en première partie pour eux. On n'a rien à perdre, tout à prouver, personne ne nous connaît, et l'effet de surprise joue souvent en ma faveur. Maintenant, ca passe ou pas, on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais le défi qui réside en une première partie me plait vraiment, monter sur scène et tout donner, devant des gens qui ne vous attendent pas.
Quel est ton meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
Ce n'est pas facile de faire un choix ! Je garde un souvenir génial d'une date à Lyon au Ninkasi Kao avec Mick Est Tout Seul, en mars dernier : la salle était surchauffée, la moindre remarque, la moindre chanson, tout trouvait écho en ce public... Lors de ces soirs, on se sent portés par lui, et on donne encore 10 fois plus... Un autre souvenir qui se démarque des autres est la première partie avec Herman Dune et Thomas Mery : partager l'affiche avec un groupe que j'adore et le réalisateur de mon disque qui est devenu un ami, c'était le rêve...