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The Foxy Ladies

France

(Rock'N'Roll)

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Présentez-vous aux lecteurs

Salut ! On est le groupe The Foxy Ladies. Originaire de Lyon, on évolue dans un style complètement rock’n’roll, avec tantôt des accents hard tantôt des touches punk. Au final, ça donne un mélange plutôt explosif qui prend tout son sens sur scène. On existe depuis 2012, on a sorti un EP l’an passé « Ignition » et deux clips : « Bang Bang », issu de notre EP Ignition et « Monster Girl », un titre qui donne un avant-goût du futur album.

Qui compose ?...comment cela se déroule au sein du groupe ?

Gabi (chant) et Lucianne (guitare) se voient pour travailler des idées ensemble ; quand l’une d’elle arrive à un certain stade, c’est-à-dire, à un couplet et un refrain au minimum qui tiennent la route, elles la présente à Émilie (batterie) et à Chloé (basse). Parfois l’idée présentée est bien aboutie, voire quasi complète. Dans ce cas, la section rythmique vient enrichir la proposition et celle-ci est terminée assez rapidement. Parfois c’est l’inverse : la proposition est assez vague et c’est l’émulation collective qui permet de la mener à terme. Parfois, on commence à travailler ensemble une piste jugée prometteuse et au final, elle n’aboutit pas. Il est aussi arrivé de reprendre des pistes abandonnées depuis un an ou plus et de réussir à en faire un morceau cohérent … !

Qui écrit les textes ?..de quoi parlent- ils ?..l’inspiration vient comment ?

C’est Gabi (chant lead) qui écrit tous les textes. Chaque chanson raconte une histoire différente ; ça parle d’amour, de haine, de violence, de sexe ... Les personnages qui habitent les morceaux sont souvent assez extrêmes, torturés, parfois carrément dingues. Mais ils correspondent à notre perception de la réalité : violente, torturée, extrême. En tant que musiciennes, on parvient bien à ressentir, à incarner, à « transpirer » ce que raconte nos chansons. Cela vient du travail qui est fait en amont ; quand Gabi a choisi un thème et un angle pour une compo, elle nous en fait part. Après avoir écrit, elle nous explique le sens du texte. Après ses explications qui laissent une certaine marge d’interprétation, on échange ensemble et on essaye de trouver des images fortes communes, des mots-clés pour chaque titre afin de bien s’en souvenir et de garder cela en tête lors des concerts.
Il y a bien sûr très souvent des doubles lectures. Par exemple, le titre Revolution issu de l’EP avait pour idée initiale de raconter une histoire d’amour qui stagne, où les protagonistes refont toujours les mêmes erreurs par peur de la routine, par envie de découvrir d’autres horizons.
Puis, avec le développement musical du morceau, la résolution amenée par l’outro qui est, en quelques sortes, ce moment de rupture qui précède une révolution, le ressenti semblait plus organique, comme venant des tripes. Le texte et son interprétation ont donc évolué vers l’idée d’une « révolution personnelle »… aboutissant à une prise de conscience d’être emmêlé(e) dans ses propres cercles vicieux (amoureux ou autres) et de vouloir s’en extirper avant d’imploser.
A l’image de ce titre, l’inspiration de chaque morceau se tisse autour de ressentis et d’émotions puissantes, brutes voire parfois tourmentées. La musique, les riffs créent un univers que les mots viennent alors habiter.

Le nom THE FOXY LADIES pourquoi ?

Gabi avait le nom du groupe avant d’avoir le line-up !! Elle a rencontré Lucianne lors d’un concert par hasard alors qu’elle jouait avec son ancien groupe. C’est là qu’elle lui a proposé de monter un groupe de rock, composé de filles, qui s’appellerait The Foxy Ladies. Le nom fait référence bien sûr à Jimi Hendrix et à son titre « foxy lady ».

Quels sont vos goûts musicaux personnels et vos influences ?

Les influences musicales de chacune couvrent bien la grande famille qu’est la scène rock !!
Gabi écoute pas mal de metal : System of a Down, Avatar, Megadeath, Korn …
du rock parfois barré et aussi plus classique comme Queen Adreena, The Pretty Reckless, Motorhead, Incubus, The Struts, Beth Hart - dans sa période rock-. Elle aime aussi les musiques triphop comme Morcheeba, Massive Attack…
Pour Chloé, ça va de musiques soft trip hop/électro comme Portishead, Massive attack, Archive, à rock comme Queen of the Stone Age, Them Crooked Vultures, Foo Fighters, en passant également par le grunge et les groupes de rock classique comme Led Zeppelin, Queen, Bowie, Iggy Pop ... Elle écoute aussi beaucoup de métal de la génération 90 comme System of a Down, Korn, Deftones.. Jusqu'au plus bourrin, Psykup, Gojira, ou encore Russian circles.
Emilie a un champ moins un peu moins restreint : ça va de The Hives à Selah Sue en passant par No Doubt et Queen. Muse, The Foo Fighters, Mumford and Sons, Trust, Fink, Bruno Mars sont autant d’influences …
Lucianne écoute du punk/grunge comme the Distillers, Nirvana, … du rock classique d’hier et d’aujourd’hui (Led Zep, the Rolling Stones, The Hives, Foo Fighters, ...), des projets un peu fous aussi comme Deerhoof ou Jon Spencer and the Blues Explosion … Elle a eu une grosse période blues également et écoute régulièrement de la soul de la funk et du groove.
Les répètes « compos » commencent très souvent par les nouvelles découvertes et coups de cœur.

Quel regard portez-vous sur la scène musicale actuelle chez vous en France ?

Mmhh plutôt complexe celle-là ! Au niveau professionnel, on voit bien combien il est difficile pour les groupes d’être rémunérés, et encore plus quand la date est un peu loin et qu’ils ont une petite équipe avec eux sur la route (son, lumières et manageur par exemple, le minimum). Aussi, on a tout à fait conscience des difficultés financières (et autres) que représente l’organisation de concerts.
Les baisses de subventions dans le secteur culturel impactent en premier lieu les petites et moyennes structures … ce qui signifie moins de concerts, moins de budget pour les artistes, moins de personnel pour bosser sur l’événement, moins de communication autour aussi … ou pire, des fermetures pour certaines structures. De fait, il semblerait qu’il y ait de moins en moins de prises de risque au niveau des programmations ; on place les groupes que tout le monde connaît déjà pour assurer les entrées, et on n’a pas ou très peu de budget pour les premières parties ... Dans ce contexte, les groupes déjà en place depuis quelques années tirent bien leur épingle du jeu. Mais pour l’immense majorité des groupes, ça reste très difficile de franchir les seuils. Tout cela est loin d’être nouveau bien sûr ...

En général, quelle est la réaction du public lors de vos concerts ?

En général, les gens sont assez surpris. On a beaucoup de retours du genre « on ne s’attendait pas à ça » de la part du public ou même de programmateurs … Sinon, en live, ça bouge bien devant et on adore ça.

Quel est votre meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?

Fin 2016, nous avons joué au Ninkasi de Lyon ; pas de chance, Chloé était super malade mais malgré tout, c’était un de nos meilleurs concerts sinon le meilleur. Il y’a eu un véritable échange avec le public ; l’ambiance est montée crescendo pour finir complétement survoltée. On a reçu beaucoup d’énergie pure ce soir-là de la part du public. Les concerts comme celui-ci reboostent vraiment tout le monde, c’est du shoot d’adrénaline et de dopamine instantané !

Quelles sont vos prochaines dates ?

La prochaine date aura lieu le 04 mars au Warm Audio de Décines (69).
Vous pouvez retrouver l’ensemble des dates déjà bookées pour 2017 sur le site et le facebook, n’hésitez pas à visiter régulièrement les pages pour suivre les actualités !

The Foxy Ladies

En studio quelle a été l’ambiance pour cet EP « IGNITION » ?...etc.…

Comme pour toute session d’enregistrement en studio, on était tous un peu stressés – à part Emilie qui n’est jamais vraiment stressée (dit-elle). L’ambiance était bonne mais studieuse.
Et puis il y a un moment où la pression retombe et c’est le craquage assuré … je crois que Raph en avait un peu marre de nous au bout d’un moment [Raphaël Cartellier, studio Cartellier. En plus d’être ingé son, Raphinet joue dans l’excellent groupe Flayed] car on n’arrêtait pas de déconner pendant les réécoutes des pistes et du mixage … on était intenables. On a tellement ri que c’est comme cela que nous avons trouvé le nom de ce premier EP. C’est sorti d’un délire qu’on a eu ensemble au studio après une semaine de travail intense !

Comment s’est déroulée la conception de la pochette ?

Nous avons confié cela à un ami de Lucianne, Julien Markarian, qui est graphiste. Cela s’est bien déroulé, on est contents du résultat.

Avez-vous trouvé un label ? si oui comment s’est déroulée la recherche ?

Nous n’avons pas encore cherché de label bien que nous ayons déjà eu quelques propositions. Nous avons préféré rester en auto-production pour le premier album. Mais nous nous attèlerons sérieusement à la recherche d’un label pour le second album.

Niveau management et booking comment travaillez-vous ?..et avec qui ?

C’est Pierre qui gère toute la partie booking/management et aussi l’organisation des concerts (équipe, feuilles de route, contact avec les organisateurs). Les rôles de chacun/chacune sont plutôt bien définis en interne, ce qui nous permet d’être assez efficaces et réactifs. Le fait d’avoir une personne dédiée au booking et au management nous libère du temps pour faire d’autres choses et nous permet d’être « dans notre concert » le jour J. Nous avons alors l’esprit libre au moment des shows et cela représente un vrai plus pour notre groupe.

Quels sont vos projets ?

Le booking est en cours pour l’année 2017 et le programme est déjà assez satisfaisant de ce côté. Mais on ne serait pas contre ajouter encore quelques belles premières parties - puisqu’on commence l’année avec U.K. Subs, autant poursuivre !
Côté production, nous sortons notre premier album et un clip au mois de septembre. On espère pouvoir booker un maximum de dates pour la rentrée afin de présenter le fruit d’une année de travail.

Qu'aimeriez-vous que le futur vous apporte?

De bons concerts bien sûr !! Ce serait bien de mettre un pied sur les scènes des gros festivals rock/métal de l’hexagone et d’élargir encore notre rayon d’action. On a envie de voir du pays ! Il nous manque la Bretagne et le Nord à notre tableau, mais nous les aurons … On souhaite également jouer plus souvent dans les pays limitrophes et en Europe. Cette année nous jouons en Suisse et au Luxembourg, et on espère pouvoir faire l’Allemagne dans un futur proche.

Quelle est votre devise ?

« Wild or Nothing » est une petite maxime qui revient de plus en plus souvent. Elle correspond à l’état d’esprit dans lequel nous nous mettons avant de monter sur scène. On se rappelle que c’est le moment de « débrancher » !

A rappeler les sites

Le facebook : https://www.facebook.com/thefoxyladiesband/
Le site : www.thefoxyladiesofficiel.com

Qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs ?

N’oubliez pas de « débrancher » vous aussi, ça fait du bien .... Rock’n’roll !
Merci pour l’entretien.
Merci à vous et longue vie à Rock your Underground !

Thanks for the upkeep

Hugues B.