Présentez-vous aux lecteurs
Julien Kidam, chanteur, compositeur et fondateur du groupe Chemical Sweet Kid, créé en 2008. Je partage la scène avec Kora Li au synthé et Nico, à la guitare.
Qui compose ?...comment cela se déroule au sein du groupe ?
Jusqu’à maintenant, je me suis occupé seul de la composition. Il faut savoir qu’au début du groupe, j’étais également seul sur scène puis Kora Li m’a rejoint peu après. Suivi de Nico en 2015. Sur le dernier album « The Speed Of Time », j’ai fait appel à un guitariste studio qui a enregistré les parties de guitare. Nous avons ensuite rencontré Nico et il y a fort à parier qu’il apportera sa touche sur le prochain album.
Qui écrit les textes ?..de quoi parlent- ils ?..l’inspiration vient comment ?
J’écris également les textes. À mes yeux, le moment le plus difficile car le plus personnel. Il faut trouver les bons mots, les bonnes phrases pour faire passer un message tout en restant musical. En général, je m’enferme dans le studio, je mets le morceau en boucle et les idées commencent à me venir …. Une bonne source d’inspiration pour moi est la partie sombre de chacun de nous, les relations humaines. Dans le dernier album, comme son nom l’indique, j’ai orienté mes textes sur notre relation avec le temps qui passe et la façon de l’appréhender. La fuite du temps contre laquelle on ne peut rien.
Le nom CHEMICAL SWEET KID pourquoi
Assez étrange comme nom en effet, et pas facile à retenir. C’est inspiré d’un morceau du groupe Black Strobe qui s’appelle Chemical Sweet Girl et que j’avais l’habitude de jouer en soirée lorsque j’étais DJ.
Quels sont vos goûts musicaux personnels et vos influences ?
Aux débuts de CSK, j’étais plus orienté vers des groupes gothiques-indus comme Tamtrum, Suicide Commando…. Depuis quelques temps, je suis revenu à mes amours d’adolescence, metal, electro-rock,… avec des groupes comme Rob Zombie, Manson, Korn, Guns n’ Roses…. Et je pense que ça a dû se ressentir dans le dernier album.
En général, quelle est la réaction du public lors de vos concerts ?
Plutôt bonne. Il y a toujours cette étape de découverte lorsque nous jouons pour la première fois dans une ville. Ne connaissant pas forcément la musique, et n’ayant pas ses repères, le public est parfois du coup assez timide. Mais avec le temps, et ça va faire maintenant 8 ans que l’on tourne, par la force des choses, on a un public fidèle qui nous suit, qui connaît les morceaux et bouge bien, ce qui rend les choses plus faciles et plaisantes scéniquement parlant.
Quel est votre meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
Difficile à dire, chaque concert a son charme. On aime toucher un nouveau public dans les festivals où l’ambiance est extra et on est heureux de revoir des visages connus dans des salles plus intimistes.
Et l’inverse le plus mauvais souvenir live ?
Jouer devant 1 ou 2 personnes. Ça nous est arrivé une fois alors que l’on était programmé dans un club à l’étranger. C’était notre premier passage dans cette ville et il y avait eu la veille une release party pour un groupe assez connu et originaire de cette même ville. Tout le monde était trop K.O. le lendemain pour faire le déplacement. C’était d’autant plus dommage que la salle était terrible !!
Quelle serait l’affiche de vos rêves ? (avec vous bien sûr !!!)
Rob Zombie, Manson, Combichrist, IAMX, Rabia Sorda. Sans oublier quelques groupes de potes avec qui on se marre bien comme Larva, Ethan Fawkes, Kamera Obscura, K-Bereit…
Quelles sont vos prochaines dates ?
06.05.16 : Bruxelles (Be) / Rock Classic Bar 07.05.16 : Gaurain-Ramecroix (Be) / Le Coquin 27.08.16 : Landsweiler-Reden (De) / Tanzritual Festival 08.09.16 : Frankfurt (De) / Nachtleben avec Grausame Töchter 09.09.16 : Bochum (De) / Rockpalast avec OST + FRONT 10.09.16 : Leipzig (De) / Hellraiser avec Grausame Töchter