Présente-toi aux lecteurs :
Bonjour à toi qui lira ces lignes ! Je m’appelle Claude Prieur et je suis un auteur-compositeur, interprète et producteur de Montréal, Québec, Canada sur la Planète Terre. Je fais de la musique. Quel genre ? Et bien, j’ai baptisé ça « Tag-Free » (je ne m’impose rien en termes de style ou rythmique. Chaque fois, j’essaie, autant que possible, quelque chose de différent ). Du rock, au burlesque, du folk à l’opéra, tout m’intéresse, mais pas longtemps... Mon plus récent projet est une pièce musicale expérimentale de 18 minutes « I stole this spaceship cause I know I'm not at home on Earth ». En résumé, musicalement, je fais ce que je veux... et si ça plaît, tant mieux.
Comment se déroulent tes compositions ?
Pas facile à décrire parce que cela ne se passe jamais de la même façon et surtout jamais comme on le voudrait. Cela dit, je ne me plains pas, puisque les mélodies me viennent plus « facilement » si je peux dire. En même temps, certaines peuvent me hanter pendant des années avant que je ne trouve le texte correspondant. Sinon, au niveau du déroulement, mon seul objectif est de produire le morceau et parfois j’ignore comment j’ai réussi à le terminer.
Tes textes ?..De quoi parlent — ils ?..l’inspiration vient comment ?
Mes textes parlent de tout et de rien. Certains sont à prendre au premier degré et d’autres sont plus énigmatiques. Si on prend par exemple « Thé vert », c’est le fruit d’une soirée entre potes. Alors que « Mauvaise Conscience » tente de révéler les bas instincts de l’humain, métaphoriquement bien entendu. « Nuit et jours », c’est l’histoire d’un pauvre gars épuisé par une nymphomane... Bref, pas un sujet n’est trop con ou trop intello pour que je m’amuse avec. Pas étonnant que même ceux qui me connaissent me trouvent bizarre... Pour répondre à ton autre question au sujet de l’inspiration. Je te répondrais que justement ma philosophie « Tag-Free » m’aide à ne pas avoir de tabous envers mes créations ou mes inspirations.
Es-tu quelqu’un de diurne ou nocturne ?
Ni l’un, ni l’autre vraiment. Plus jeune, j’étais plus nocturne, mais avec le temps, je me rends compte que mon rythme est plus dicté par ma production. L’été, j’ai tendance à vouloir profiter des longues journées alors souvent, je me lève de bonne heure. En adepte du yoga que je suis, j’adore aller m’entraîner très tôt dans le parc. J’ai l’impression que je suis seul en Ville, il n’y a pas plus zen pour commencer une longue journée.
Quels sont tes goûts musicaux personnels et tes influences ?
Comme tout le monde, j’aime les vieux groupes (1950-60-70-80), mais je culpabilise, si j’en écoute trop. Et puis, j’essaie de ne pas être trop conservateur. Alors pour ne pas laisser mes oreilles dans le formol, j’essaie d’écouter tout ce qui pourrait m’éloigner de mes références, avec entres autres les radios belges et coréennes qui sont à mon avis, des phares et des découvreurs de nouveaux courants musicaux.
Quel regard portes-tu sur la scène musicale actuelle chez toi au Québec ?
Je dois préciser d’abord que nous avons ici d’excellents musiciens, artistes et créateurs. La scène musicale montréalaise grouille d’artistes plus talentueux les uns que les autres. Mais, il faut être réaliste, elle vivote. En effet, les artistes indépendants qui ne sont pas signés sous de gros labels n’ont pratiquement aucune visibilité médiatique. Une chance qu’il y a Internet, YouTube et les autres plateformes comme la tienne qui te permettent de partager et faire voir ce que tu crées.
En général, quelle est la réaction du public lors de tes concerts ?
Là-dessus, je suis exactement comme tout le monde. Je fais de mon mieux en espérant que les gens vont aimer ça.
Quel est ton meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
Je ne veux pas donner l’impression de me répéter, mais comme je te disais plus tôt, les jours de concert, je m’arrange pour que tout se déroule correctement et que la soirée soit magique pour tous, moi inclus. Mais au chapitre des bons souvenirs, je me souviens d’une spectatrice qui était venue voir plusieurs shows, tant et si bien qu’elle connaissait les paroles par cœur. Au final, cette demoiselle est devenue une amie et a même été une des choristes de l’album « Mangez donc d’l’amour ».