Présente-toi aux lecteurs
Je m’appelle Seydou Boro. Je suis originaire de Ouagadougou au Burkina Faso. Je suis danseur-chorégraphe. Je fais du cinéma, j’écris, je compose, je fais du théâtre. Pour moi, il n’y a pas de scission entre toutes ces disciplines.
Comment cela se déroule avec tes compositions musicales ? Tu composes seul ou avec des musiciens ?
Tout d’abord, j’écris seul. Ensuite, les musiciens écoutent, me donnent leur avis, ils ajoutent, on affine ensemble.
Tes textes ?..de quoi parlent- ils ?..Ton inspiration vient comment ?
Mes textes sont écrits en Dioula, c’est une langue mandingue, très parlée au Burkina, au Mali, en Côte d’Ivoire. Concernant mes textes, ils parlent de ce qui me touche, de ce qui me semble important. Par exemple, la chanson Hôrôninvoque l’intégrité chez tout homme. Le morceau Sènèkèlas rend hommage aux cultivateurs,à ceux qui travaillent la terre. Samabara rend hommages aux artistes, à ceux qui donnent de la lumière à leur pays. Quand tu es créateur, tu exportes aussi la culture de ton pays. Pour l‘inspiration, elle est parfois activée par de choses que j’ai vécu ou des rencontres. Parfois, c’est tout simplement en travaillant sur ma guitare qu’une idée arrive.
Es-tu es quelqu’un de diurne ou nocturne ?
J’écris souvent la nuit.
Quels sont tes goûts musicaux personnels et tes influences ?
Evidemment le blues africain m’a beaucoup inspiré, des artistes comme Ali Farka Touré ou Boubacar Traoré. Mais j’aime beaucoup de choses, les artistes habités, comme Janis Joplin par exemple.
En général, quelle est la réaction du public lors de tes concerts ?
De ce que me disent les gens autour de moi, le public est très attentif et à l’écoute en début de concert et certains finissent par se lever pour danser sur les derniers morceaux. En tous les cas, j’aime échanger avec le public après le spectacle, en toute simplicité.
Quel est ton meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
En tant que musicien, mon premier concert avec le groupe restera un très grand souvenir pour moi. Même après toutes ces années sur scène comme danseur, j’étais très impressionné. C’était à l’Institut Français de Ouagadougou. Mes derniers concerts à Paris et Amiens cette année resteront de très bons souvenirs, les retrouvailles avec les musiciens, des salles et des publics très différents. J’ai ressenti une bienveillance.