Présentez-vous aux lecteurs
je ne suis pas blonde et j’ai pas les yeux bleus, j’ai rien d’une bombe qui explose vos feux. Je suis la femme qui mange celle qui dérange, je suis la femme qui joue …
Je ne suis pas blonde non plus… , et c’est pas plus mal. Et je suis discret …
Qui compose ?...comment cela se déroule au sein du duo ?
Nous avions envie de travailler autrement, Jérôme m’envoie ses musiques, il m’étonne toujours par sa créativité ; c’est un génie dans sa lampe qui excelle si on lui laisse la liberté d’ouvrir ses ailes…. Et si celles-ci m’inspirent elles feront naître un texte, … une mélodie … Occasionnellement, c’est l’inverse, un texte inspire des sons et un univers à Jérôme, et là il me sort tip top ce que j’attendais …
Qui écrit les textes ?..de quoi parlent- ils ?..l’inspiration vient comment ?
sur le lit je fixe, mes idées libres et je mixe, mes complexes éclairés clairsemé de son zeste … Loin de moi de faire de la poésie, je préfère les sonorités, le frottement de consonnes entremêlées de voyelles qui viennent caresser, en douceur ou force, les oreilles.
Je déclare non coupable sauf pour ce qui est de plus improbable ; je laisse l’entière liberté des textes. Je découvre en enregistrant mais jamais eu de mauvaise surprise, je ne comprends pas…
Quels sont vos goûts musicaux personnels et vos influences ?
bercée par les opéras et les compositeurs francophones, des compositeurs comme Baschung, Gainsbourg, Brassens, « m », Zazie, Chamfort, …. me parlent. Tout en étant fasciné et subjuguée par le monde extra-sensolucide de Nina Hagen qui reste pour moi ‘l’ovni’ de la scène tel qu’on en a plus aujourd’hui, j’aime aussi björk pour d’autres raisons … Actuellement je suis friande de découvertes dans tous les styles tant que cela me parle et me touche d’une quelconque façon que ce soit par un univers atypique, des sons étonnant ou une simplicité extravagante.
Beaucoup trop pour les citer, plus facile de dire ce que je n’apprécie pas mais pas envie de me faire d’ennemi. Il y a du bon dans presque tout, suffit de l’extraire. Le problème, c’est la redondance. J’aime le changement, je suis tordu mais c’est moi. En voiture, je mets le lecteur en aléatoire, souvent, je zappe quand j’ai compris…
Quel regard portez-vous sur la scène musicale actuelle chez nous en Belgique ?
j’ai souvent une impression de « déjà vu » j’attends d’être impressionnée et suis difficilement impressionnable, certains groupe, devraient moins jouer et d’autres plus … qui gagnent à être découvert. J’attends des projets osés et audacieux qui me surprendront,…
Pas mal de bonnes choses. Dans un sens, on a la chance d’être dans ce petit pays où on n’est pas obligé de se prendre au sérieux (ailleurs non plus, d’ailleurs, mais faudrait prendre le temps de leur expliquer). Le rapport qualité/quantité est plutôt sympa pour un si petit pays.
En studio quelle a été l’ambiance pour l’album SECOND AIR ?...etc.…
On travaille chacun de chez soi et l’on se voit en studio (chez Jérôme) en général en 2-3h la prise voix est finalisée. Une collaboration évidente et fluide naît rapidement, notre déstructure commune va former une quintessence structurée et consistante naturelle. J’arrive dans le doute avec mes quelques phrases griffonnées de façon désordonnées sur un bout de papier avec beaucoup d’incertitudes et, étonnant, une fois ensemble dans le studio, tout roule tout se met en place de façon fluide, évidente et sans stress … avec simplicité et osmose.
C’est dingue ce que ça va vite ; je lance le morceau, je découvre le texte. On discute mais pas très longtemps. Je guide et me fais guider pour mes voix, on ne sait même pas au départ si je vais chanter et quoi, il n’y a pas de relation de force ; on s’écoute et on se comprend sans même se dire les choses bien souvent.
Comment s’est déroulée la conception de la pochette ? et pourquoi ce titre ?
Une graphiste a retravaillé une photo du dernier clip (fais-moi mal), celle du dos de Karen. Second air est un clin d’œil à notre 1er enregistrement (effet secondaire), et de prendre la vie au second degré sans se prendre la tête dans des masturbations mentales.