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The Narcotic Daffodils

Belgium

(Alternative Rock)

ref

First interview in 2014

BIO

The Narcotic Daffodils bloom offering rawness and wildness through lyrics full of colours and poetry combined with music that takes you through a modern day trip right from the place you are. The universe of The Narcotic Daffodils gives life to an alternative sound which is psychedelic by gestation, rock by nature and even in it’s most quiet state, moving.
The Narcotic Daffodils have spread their bulblets in European soil performing more than just several gigs throughout Belgium, Holland, London (UK), Italy and France.The CD « The Narcotic Daffodils »recorded in Brussels was mixed by Paolo Negri, (producer/organist of the Link Quartet) and was released by MusicBrussels, distributed by Fakto Records (Europe-released on May 14th 2011) and it’s Oh! Music (Japan – released on Sept 21st 2011). The Narcotic Daffodils have re-released the song The Crazy Dwarf on an american compilation from Trail Records (US-released on august 2012).
The Narcotic Daffodils second CD “CELLEX” released in 2014 by MusicBrussels and distributed by COD&S in Belgium and MUSEA outside Belgium is a picture of an eclectic sounds and influences, and offers a reality filled with exotic riches and rock grinding. With this new album, The Narcotic Daffodils take us to the heart of a multicultural alternative travel with paisley and strings of metal. In the same chords delicate and brutal, “CELLEX” is a musical mosaic together the various fragments composing The Narcotic Daffodils and telling all their stories in one symphony of rythms and rhymes. 'Weathered' in the studio (with Luna Dop in guest) or ‘Jolyne’ recorded in the Basilique Cathedral of Saint-Hubert are always a trip to remember. Irène left the band after the "Cellex" tour , Hakim and Merlin followed . Maria was an old friend and fan of the band , so it was easy for her to replace immediately Hakim on guitar , and she also plays violin and indian Sitar. It was longer to find a drummer and a lead singer but the new line up is now completed with Luna Dop on vocals and keyboards , and Arne on Drums .
The band released on march 11th 2017 a 3rd album "Summer Love" on it’s Oh! Music (Japan). First listeners would say "back to the psychedelic roots". Listen to the music, aave a look at the tour date and come see us live !

Le line-up a changé depuis notre dernière entrevue en 2014 ?

A la fin de la tournée Cellex en Juillet 2014 Irène, Hakim et Merlin ont quitté le groupe. Maria Vanassche a remplacé Hakim à la guitare, Sophie Kroonen a pris le chant. Elles connaissaient le groupe depuis les tout débuts, donc pouvaient facilement rester dans l’esprit qui nous animait Flupke(Basse) et moi (Sitar, Orgue). En attendant de trouver un batteur notre ami Michel Zylberstajn nous a accompagné durant 8 mois, et on a commencé à mettre au point un nouveau répertoire. Début 2015, Sophie est partie car elle était plus à l’aise dans un cover bands et n’arrivait pas à composer. Le chant a été repris par Sabina Toll, et la batterie par Pierre Van Craenenbroek, un jeune batteur de Jazz très prometteur. Pendant 8 mois, on a continué à développer le nouveau répertoire sans pour autant arriver à une véritable symbiose. Sabina avait des idées très différentes et après un concert, il était clair que sa manière de concevoir le chant avec une utilisation systématique d’effets divers apportait à l’ensemble une confusion difficilement supportable pour l’auditeur. C’est son style mais ça n’apportait rien au nôtre, ça le rendait très confus. De plus elle ne se retrouvait pas dans notre style psyché. Elle avait peut-être espéré nous changer un peu vers son propre style. En décembre 2015, Luna Doppée avec qui on avait déjà collaboré sur Cellex (elle jouait de l’accordéon sur « Weathered ») l’a remplacée, et ça a été toute suite un grand soulagement. Même si Sabina est une excellente chanteuse, Luna avec sa voix plus « cash » et sans effet avait aussi l’avantage de jouer de l’orgue, ce qui me permettait de reprendre le Sitar que j’avais délaissé depuis mi-2014. En Juillet 2016, après deux concerts, Pierre(Batterie) a quitté le groupe alors qu’on avait reçu une belle invitation pour le Festival ProgResiste et qu’on envisageait d’enregistrer un album. D’après ce qu’on a compris, il regrettait le départ de Sabina et le « retour » à un style trop Psyché 60’s à son goût. Suite aux conseils de Vince D’Aguanno, on a engagé Arne Schollaerts avec qui, il avait joué dans les Jenkinses, et donc en Octobre 2016 le line up était complet.

Qui a écrit les textes pour ce nouvel album ?..de quoi parlent- ils ?

Flupke écrit les textes. Ça parle en général d’amour, de soleil et de plages, de super-héros, bref d’un monde qui nous change de nombre de textes noirs et désespérants. Luna a écrit « Bruxelles » en Français/Néerlandais car elle voulait exprimer son amour pour cette ville multiculturelle. On l’a jouée sur scène pour la première fois 3 jours avant les attentats de l’aéroport et du métro du 22 Mars 2016. Certains ont cru qu’on avait prémédité notre « coup » ;-) On l’a d’ailleurs mise en avant-dernière pour ne pas en faire un étendard, c’est plus un clin d’œil. Le clip « Bruxelles » commence dans l’impasse ou Franquin et Delporte ont créé Gaston Lagaffe, continue sur la Grand Place, le Mont des Arts, Sainte-Gudule, lors de la Brussels Pride, et se termine aux petites heures à l’Archiduc après un passage à l’Excelcior de Jette, avec des inserts dans les stations de métro, de Molenbeek (Compte de Flandre), à la gare centrale. Tout un symbole.

Et musicalement ? Quelles sont les nouveautés ?

L’album est plus cohérent, plus homogène dans le son. D’abord j’ai choisi de revenir à l’Orgue Hammond que j’avais vraiment délaissé sur « Cellex » au profit d’autres claviers. Toute suite c’est un retour au premier album, et d’ailleurs sur scène nous reprenons deux morceaux du premier album, « Mister Jacky » et « Go Fuck ». Donc ce n’est pas une nouveauté. C’est vraiment un retour à l’idée originale du groupe dont on s’était éloigné sur « Cellex ». Mais comme ce sont d’autres musiciens et une autre chanteuse, ça sonne quand même différemment du premier.

J’ai remarqué une forte influence Deep Purple … c’est un choix ?

Non c’est pas du tout un choix, mais quand un Hammond sonne comme çà, fatalement on sent la proximité. De plus Maria connait le répertoire de Richie Blackmore, elle en a appris des solos entiers. Et même dans la manière de composer l’influence transpire. Maintenant les fans de Deep Purple resteront sur leur faim, à l’arrivée c’est quand même très différent! Les fans de Vanilla Fudge s’y retrouveront peut-être un peu plus. Mais ma plus grosse influence ça reste Earth&Fire, un groupe Hollandais que tout le monde a oublié.

The Narcotic Daffodils

En studio quelle a été l’ambiance pour ce « summer love » ?...etc.…

Comme on était parti pour enregistrer juste une première démo avec le nouveau Line Up au Local, l’ambiance n’était pas différente des répétitions. C’était très calme entre Noel et Nouvel an. On avait un planning et on a enregistré les 7 morceaux en trois jours. Le plus délicat était « Atomic 53 » pour lequel on n’avait pas une structure très fixe sur le début et la fin, et Guardians avec le Freak-Out du milieu. Pour ces morceaux là on devait faire une bonne prise en une fois, les instruments ne pouvant pas être réenregistré au-dessus vu la part importante d’improvisation. Bref on a enregistré les 4 autres morceaux le premier jour, Guardians le deuxième et Atomic 53 le troisième. A la fin du troisième jour c’était clair pour moi qu’on avait la matière pour un album. La base (Orgue-Basse-Batterie) y était. Le quatrième, on a fait la plupart des voix, et la semaine suivante les overdubs de Voix et de Guitares. A ce stade j’étais certain qu’on faisait un album plus qu’une démo. Par la suite chez moi j’ai commencé le mixage (sur ProTools) et au fur et à mesure on a ajouté le Sitar, le Ukulele, les voix spaces de Maria. Comme on n’avait aucun élément extérieur (pas de producteur ou de technicien) et qu’entre nous, on était plutôt d’accord, toutes les remarques ont été constructives. On a beaucoup travaillé le son des guitares. Maria avait des idées très précises. Et elle a apporté beaucoup avec ses voix très aigues (notamment l’ouverture de l’album). Au final personne ne reste avec un sentiment de frustration. A commencer par moi-même. J’étais ressorti très frustré du son de l’orgue sur « Cellex », et là j’avais un gros son, comme dans le premier album. Mais jusqu’à la fin on a dû changer des choses et 3 jours avant le mastering, on a encore du réenregistrer quelques voix et deux solos de guitare pour lesquels Maria n’était pas totalement satisfaites. Pour le Mastering, Remy Lebbos (Rare Sounds studio) a apporté exactement ce dont on avait besoin. Je le connaissais de Vismet bien sûr, et puis il fait le mastering de pas mal de groupes à Bruxelles (récemment A Supernaut, Va à la plage). Il a une vraie approche artistique du mastering, essaye plusieurs choses, propose des alternatives et au final donne à l’ensemble une vraie cohérence sans jamais imposer ses vues. Avec lui aussi l’ambiance a été parfaite. Donc globalement tout s’est très bien déroulé.

Comment s’est déroulée la conception de la pochette ? et pourquoi ce titre ?

Flupke a dessiné des cœurs sur le pare-brise de la voiture de sa copine qui, en bonne photographe, en a fait des clichés qu’elle a posé sur son mur FB. Quand j’ai vu çà j’ai eu une illumination. On avait déterminé que « Summer Love » serait le titre de l’album mais on n’avait pas d’idée de pochette. Le contraste entre le froid (le givre) et la chaleur du message (des petits cœurs d’amour) m’a semblé intéressant d’autant que esthétiquement ces photos (et le cœur dans l’arbre quand on ouvre la pochette, également de Natacha Coppe) sont de vrais œuvres d’art. J’ai confié les clichés à Paul Barbieux qui en a fait une pochette. Comme je voulais une photo de groupe à l’intérieur on était parti sur une photo de concert (au Music Village). Mais Paul n’aimait pas tellement, ça ne cadrait pas avec le reste. Alors on a pris une photo de groupe toute simple qu’on avait faite pendant l’enregistrement entre Noel et Nouvel an. A l’arrivée quand on l’ouvre on trouve le CD dans une pochette blanche, ça me rappelle les Vinyles. D’ailleurs l’album est conçu comme deux groupes de 18 minutes, tous les morceaux s’enchainent sauf à la 18ème minute. Avec un Vinyle on devrait le retourner. Ici on a juste un silence. Certains regrettent que l’album ne fasse que 36 minutes, mais tous les vinyles des années 60 ne faisaient jamais beaucoup plus. Bien sûr, sortir cet album en vinyle serait très cool, mais pour çà il faut une structure plus solide.

Quels sont vos projets ?

On navigue à vue. J’ai arrêté de faire des projets. Même cet album c’est presque un accident. Je ne l’avais pas vraiment planifié, pas comme çà en tout cas. Bref, on prend ce qui vient. On va passer le 12 Avril sur La Trois dans « L’invitation ». L’équipe est venue nous enregistrer début Mars. On a des interviews prévues sur Classique 21, sur Fréquence Plus…

Quelles sont vos prochaines dates ?

On joue le 22 Avril au Festival ProgResiste à Soignies, avec une superbe affiche Psyché-Prog, le Samedi on joue avant IO Earth, Artus et surtout Gong, un groupe légendaire.

A rappeler les sites

www.thenarcoticdaffodils.com/
https://www.facebook.com/TheNarcoticDaffodils/
https://www.youtube.com/user/thenarcoticdaffodils

Qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs ?

Faites plus souvent l’amour et moins souvent la tête dans le métro, arrêtez de regarder bêtement vos smartphones en gloussant, parlez à vos voisins s’ils vous semblent réceptifs au dialogue (ce qui est plus souvent le cas qu’on ne le croit). Dites bonjour au conducteur du bus ou du tram, aidez la vieille dame à monter ou à s’asseoir. Et si vous voulez absolument vous coupez du monde en écoutant un bon disque….

Thanks for the upkeep

Hugues B.