Présente-toi aux lecteurs
Salut à tous, je m’appelle Mika, j’habite Toulouse, dans le Sud-ouest de la France, j’ai monté mon projet solo folk, Unluckid, en septembre 2015, et je suis très content de participer à cette interview :-) !
Tes compositions ?...comment cela se déroule ?
Le plus simplement du monde : je prends ma guitare, je gratte et ça vient…ou ça ne vient pas. J’ai aussi quelquefois des idées de mélodies en tête, que je teste dès que possible sur ma guitare. J’enregistre ça sur mon téléphone ou le PC, puis j’écris les paroles une fois que la compo est montée.
Tes textes ?..de quoi parlent- ils ?..l’inspiration vient comment ?
Au niveau des textes, ce sont pour la plupart des choses très personnelles, que j’ai pu vivre, ou un regard sur la vie : ça parle de musique, d’amour, d’amitié, de la famille (les 4 piliers de ma vie) ou encore de la nature, des sentiments, des saisons…je ne sais pas écrire en inventant une histoire, comme d’autres peuvent le faire, donc c’est toujours du concret.
Es-tu quelqu’un de diurne ou nocturne ?
Tout est une question de contexte : de manière générale, et parce que j’ai un boulot de bureau standard, une vie normale quoi, je me lève tôt en semaine, donc je suis plutôt diurne.
Quand vient le week-end, un concert voire une tournée, je suis assez fêtard et donc là, je peux me reconvertir en nocturne :-)
Le nom UNLUCKID pourquoi ?
Pour 2 raisons :
La première, c’est que j’aime ce jeu de mot/compression, Unlucky-Kid, et je trouve que ça sonne bien. Ca faisait pas mal d’années que j’avais ce nom en tête et que je voulais l’attribuer à un projet. C’est fait !
L’autre, c’est que contrairement à ce qu’évoque ce nom, je suis plutôt née sous une bonne étoile, c’est une façon de conjurer le mauvais sort ;)…
Quels sont tes goûts musicaux personnels et tes influences ?
Concernant mes goûts perso, j’écoute à 80% de tout ce qui touche à la scène punk-rock/hardcore/folk/métal. J’écoute aussi des trucs beaucoup plus populaires comme Renaud, Queen ou Tears for Fears…
Je suis un gros consommateur de musique depuis tout petit et cela n’est pas près de changer.
Au niveau des influences pour Unluckid, elles sont plutôt claires et complètement assumées : Chuck Ragan, Tony Sly, Joey Cape et d’autres que je découvre depuis quelques années.
Quel regard portes-tu sur la scène musicale actuelle chez toi en France ?
Je la trouve séduisante et active, malgré le fait qu’elle souffre d’un manque de soutien des collectivités locales, qui ne semblent pas cautionner ce type de « contre-culture ».
Il y a de très bons groupes dans chaque style, et beaucoup de personnes investies dans des assos, orgas ou fanzines, tout ce qui fait vivre la scène, en somme.
En général, quelle est la réaction du public lors de tes concerts ?
Plutôt bonne. Je suis quelqu’un d’assez naturel et entier, il arrive que je me plante, bafouille, je ne suis ni un grand musicien, ni un bon orateur, mais j’essaie de mettre le plus de cœur possible dans ce que je fais, ma démarche est honnête et les gens me le rendent plutôt bien.
Quel est ton meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
J’en citerai 3 (je suis généreux :-)…) :
Il y a plus d’une dizaine d’années, nous avions fait la 1ère partie des Wampas sur Cahors (à 1h30 de Toulouse) avec mon groupe punk-rock de l’époque, Erine, et la salle était pleine, c’était la première fois (et l’unique pour le moment) où je jouais devant 500 personnes, c’était à la fois terrifiant et super kiffant !
Avec mon ancien groupe de hardcore, This Life, nous avons participé en 2013 à la 1ère édition de l’Xtreme Fest sur Albi, et ce fut une expérience formidable, de pouvoir partager ce festival aux côtés de Comeback Kid ou Suicidal Tendencies.
Avec Unluckid, le souvenir de concert le plus marquant fut celui où j’ai joué dans la maison de retraite où se trouve mon père…très touchant !
De manière générale, c’est un bonheur de se produire sur scène, chaque date est une bonne surprise.
Et l’inverse le plus mauvais souvenir live ?
Je n’en ai pas vraiment, car même quand ça ne se passe pas très bien, ce qui est rare, il y a toujours une bonne anecdote. Mais il est évident que quand tu es mal accueilli, par l’orga ou le bar, ou que tu joues devant des gens qui en ont complètement rien à faire de ce que tu joues, c’est très frustrant…fort heureusement, c’est très rare.
Niveau management et booking comment travailles-tu ?..et avec qui ?
Je suis seul maître à bord :-)
Pour le booking, je prévoie des périodes pour tourner quelques mois à l’avance, et je sollicite ensuite les contacts/potes que j’ai pu rencontrer durant ces dernières années avec mes divers groupes, mais j’envoie aussi beaucoup de messages à des bars/assos/orgas que je trouve sur le net/facebook, en fonction du routing souhaité.
C’est souvent très long et ingrat, le booking, mais si tu te prends pas en main, ben tu restes à la maison, car je n’ai malheureusement pas un statut/une notoriété qui permet de crouler sous les demandes ;)…
Mais je suis très satisfait de la confiance que l’on m’accorde :-)
Qu’aimerais-tu que le futur t’apporte ?
Du plaisir, pour continuer à faire ce que j’aime.
Quelle est ta devise ?
Sempre Endavant ! C’est du catalan (origine de ma famille) et ça colle bien à mon caractère.
A rappeler les sites
Tu peux suivre Unluckid via facebook (https://fr-fr.facebook.com/unluckid) et écouter Unluckid sur bandcamp (https://unluckid.bandcamp.com).
Je pense aussi bientôt être sur les plateformes de streaming du style spotify, deezer…
Qu’as-tu envie de dire aux lecteurs ?
D’abord, merci d’avoir lu cette interview :-) !
Continuez à prendre du plaisir dans ce que vous faîtes, à croire en vos projets, à soutenir les petits groupes/artistes, car chaque artiste/groupe connu a été un jour, petit.
Et enfin, je vais sortir d’ici cet été un split album avec un autre projet folk toulousain, Criswell. Ça devrait être très sympa, pour les amateurs du genre !
Et aux jeunes qui démarrent dans la musique ?
Je me répète : prendre du plaisir à jouer et croire en ses projets, persévérer, tout en restant honnête avec soi-même et respecter les autres.
Un grand merci à toi, Hugues, pour cette interview, ce fut aussi un plaisir de faire ta connaissance lors de mon passage sur Bruxelles :-) !
A très vite…