Présentez-vous aux lecteurs
Nova Et Vetera a vu le jour en 1999 avec Carmen, Wily et Essem. Dans le concept plusieurs formes artistiques (plastiques, danse, performances et bien sûr musique) s'articulaient autour d'une trame dramatique qui a donné les morceaux de notre premier album "Dead Waltz", illustrés par des dessins animés créés par Wily et projetés en fond de scène. L'histoire du projet s'est faite en pointillés. Le trio a évolué de la première démo en 1999 à une formation plus étoffée avec basse, violoncelle, claviers et deuxième guitare en 2006 pour aboutir à un premier album paru en 2013. En 2014, le line up c’est recentré autour de Wily guitare chant, Carmen chant/Percus (timbale, toms, gong) Éric basse/chœurs et Cyril Batterie donnant un côté plus brut aux compositions et au son du groupe. Lightnings, le deuxième album, est sorti fin 2016 dans une veine gothic rock tribal, sur le label Manic Depression.
Qui compose ?...comment cela se déroule au sein du groupe ?
Beaucoup de choses sont sorties de la tête de Wily. Dans sa forme actuelle Nova et Vetera repose sur l'ensemble de ses membres. Les compos se font ensemble au fil des répètes.
Qui écrit les textes ?..de quoi parlent- ils ?..l’inspiration vient comment ?
Principalement Carmen et Wily qui les chantent, les autres membres complétant ou arrangeant. Sur le deuxième album les thèmes abordés sont divers, d'expériences vécues à des choses plus imagées voire imaginaires. Le premier album quant à lui racontait une histoire, une tragédie. Sur les deux disques on retrouve aussi des textes d'Essem.
Le nom NOVA ET VETERA pourquoi ?
Nous aimons l'idée d’un point d'équilibre éphémère entre le passé et le futur, le temps et l'espace, qui libère le mouvement.
Quels sont vos goûts musicaux personnels et vos influences ?
Nos goûts sont éclectiques, de la musique tribale au punk rock en passant par le métal, le jazz et l’électro, même si nous ne manquons pas de références dans la couleur : de Bauhaus à Killing Joke en passant par the Cure, Siouxsie ...tournent toujours sur nos platines.
Quel regard portez-vous sur la scène musicale actuelle chez vous en France ?
La scène est vivante avec différentes générations même si la médiatisation est faible tout comme l'accroche parmi un jeune public. Il y a moins de lieux diffusion et un public pas toujours présent : par exemple l'affiche de la 3ème nuit fantasmagothic de janvier 2017 qui reflétait un bel état des lieux, d’Elvira and the bats à Collection d'Arnell Andrea en passant pas Jacquy Bitch, Dead et Rendez-vous, n’a pu voir le jour. La tendance actuelle privilégie les dancefloors aux concerts. Cependant des labels comme Born Bad et Manic Depression nous offrent encore de belles surprises.
En général, quelle est la réaction du public lors de vos concerts ?
Au-delà de nos fidèles à l'enthousiasme à toute épreuve, les gens qui nous voient pour la première fois sont souvent surpris par la cendre, les animations et la configuration instrumentale, mais semblent rentrer dans notre univers et nous renvoient une certaine chaleur.
Quel est votre meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?
Au-delà de nos diverses "premières fois", si on doit ne citer qu'un souvenir, ce sera sans nul doute le festival Return to the Batcave en Pologne. Ce fut 3 jours exceptionnels pour nous. La qualité et la diversité des groupes avec lesquels nous avons pris plaisir à partager la scène, le public très très enthousiaste et l'accueil, la générosité de l'association qui organisait cet évènement autour de Thomasz. Cela restera gravé dans nos cœurs pour très longtemps.